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25 août 2026

Cet échange entre Rima Hassan et Laurent Wauquiez donne le ton de la future commission sur LFI

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En ligne de mire, sans jamais être nommée dans le texte final : La France insoumise, régulièrement accusée par la droite et l’extrême droite de complaisance envers certaines mouvances islamistes. Une initiative aussitôt dénoncée par la gauche comme une manœuvre politique, destinée à délégitimer un adversaire plutôt qu’à rechercher une quelconque vérité.

Rima Hassan ironise, Wauquiez contre-attaque

Sur les réseaux sociaux, la réaction la plus virale est venue de l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Connue pour son engagement pro-palestinien, elle a réagi d’un laconique « Mdrr » (mort de rire), assorti du hashtag #soeurisme, un clin d’œil ironique au rapport récemment médiatisé sur « l’entrisme frériste » – une expression utilisée pour désigner une supposée infiltration des Frères musulmans dans les institutions françaises.

Piqué au vif, Laurent Wauquiez n’a pas tardé à répliquer. Dans un message acéré, il invite Rima Hassan à venir témoigner devant la commission, en évoquant ironiquement son récent voyage à bord du Madleen, un voilier intercepté par l’armée israélienne alors qu’il tentait d’approcher Gaza dans un geste humanitaire symbolique. « Vous n’aurez donc aucun problème à être auditionnée pour nous raconter l’organisation de votre croisière », a lancé le député, transformant la provocation en défi politique.

Des soutiens transpartisans… et une opposition déterminée

La résolution a reçu un soutien massif à l’Assemblée, notamment de la part des trois groupes macronistes, du Rassemblement national et des proches d’Éric Ciotti. À l’inverse, la gauche et le groupe centriste Liot s’y sont opposés, dénonçant un outil législatif instrumentalisé.

Gabrielle Cathala, députée LFI, dénonce un texte hypocrite : « Il ne mentionne plus LFI, mais tout le monde sait qui est visé. » Paul Christophle, député socialiste, va plus loin, qualifiant la démarche de « précédent dangereux ». Selon lui, cette commission « dévoyée » serait une attaque frontale contre l’un des piliers de la démocratie parlementaire : le droit de contrôle sans parti pris politique.

Une stratégie de survie pour Laurent Wauquiez ?

Derrière cette offensive, certains analystes y voient une tentative de repositionnement de Laurent Wauquiez, en quête de visibilité après plusieurs échecs électoraux. Affaibli, marginalisé au sein même de la droite traditionnelle, l’ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes cherche à retrouver une centralité médiatique en surfant sur la thématique de la lutte contre l’islamisme — terrain qu’il partage désormais avec le RN.

Mais cette stratégie pourrait bien se retourner contre lui si l’instrumentalisation politique de la commission venait à être confirmée dans ses auditions. À vouloir trop montrer du doigt, le député LR s’expose à une contre-offensive des Insoumis, bien décidés à dénoncer un procès d’intention déguisé.

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