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11 septembre 2026

« C’est vous qui avez lâché cette bombe » : Apolline de Malherbe invective son invitée, la tension monte d’un cran

« Est-ce que le macronisme est mort ? », a lancé sans détour Apolline de Malherbe.
Une question frontale à laquelle l’ex-Première ministre a répondu avec prudence :
« Notre enjeu, aujourd’hui, c’est de sortir d’une crise politique. Il faut dialoguer, trouver un chemin, bâtir des compromis entre la droite républicaine et le Parti socialiste. »

Apolline de Malherbe insiste, Borne se défend

Mais la journaliste ne s’est pas contentée de cette réponse. En relançant sur la “suspension” évoquée par Borne de la réforme des retraites, elle a cherché à mettre en lumière un revirement idéologique.

« Des compromis, quitte à suspendre la réforme emblématique du macronisme ? », a-t-elle répliqué.
Visiblement irritée, Élisabeth Borne a tenu à rectifier :
« Je n’ai jamais dit qu’il fallait bazarder la réforme. J’ai simplement évoqué l’idée d’examiner les conséquences concrètes d’une suspension, le temps du débat présidentiel. »

Un échange tendu où Apolline de Malherbe a souligné l’ampleur politique du mot “suspension”, y voyant une remise en question directe de l’héritage d’Emmanuel Macron.

« Vous vous rendez compte de l’impact de ce mot sur le macronisme ? Vous dites que ce n’est pas un totem, cela revient à remettre en cause l’un des piliers de ce quinquennat », a insisté la journaliste.

Une clarification ambiguë sur la “suspension”

Soucieuse d’éviter toute interprétation hâtive, Élisabeth Borne a tenté d’apaiser le débat :

« Cela ne veut pas dire qu’on remet tout en cause. Quand on parle de suspension, il faut savoir de quoi on parle. Par exemple, geler temporairement le décalage de l’âge de départ n’a rien à voir avec une suppression. »
Elle a également rappelé qu’une telle décision viserait avant tout à “rétablir un climat de stabilité politique”, dans un contexte où la majorité présidentielle peine à se reconstruire après plusieurs départs ministériels.

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