L’émotion et la solennité espérées n’auront duré qu’un instant. Ce jeudi 16 janvier, la messe d’hommage à Jean-Marie Le Pen à l’église du Val-de-Grâce, à Paris, s’est transformée en scène de tensions et de règlements de comptes au sein même de la mouvance qu’il avait fondée. Le patriarche de l’extrême droite française, disparu à 96 ans, n’a pas échappé à la discorde, même dans la mort.
Après une première cérémonie intime à La Trinité-sur-Mer, village natal du fondateur du Front national, les proches du défunt ont souhaité organiser une messe publique à Paris. Ce rassemblement, voulu comme un hommage solennel, a attiré de nombreux sympathisants ainsi qu’une large partie de la famille Le Pen, dont Marine Le Pen, Marie-Caroline Le Pen et Marion Maréchal.
Autour d’elles, des figures du Rassemblement national telles que Louis Aliot, vice-président du parti et ancien compagnon de Marine Le Pen, étaient également présentes. L’ambiance, d’abord recueillie, a rapidement viré à l’orage politique.


