Mais aujourd’hui, une autre hypothèse retient l’attention des chercheurs : les traumatismes crâniens, et plus particulièrement les commotions cérébrales.
Le lien entre commotions cérébrales et SLA
Le professeur Philippe Corcia, neurologue reconnu et spécialiste de la SLA, confirme que les commotions cérébrales récurrentes sont plus fréquentes chez les patients atteints que dans la population générale. Selon un rapport de l’Académie de médecine, un antécédent de traumatisme crânien augmente de 51 % le risque de développer la maladie de Charcot.
Les sportifs de haut niveau sont en première ligne, notamment les footballeurs et rugbymen professionnels, soumis à des microtraumatismes répétés. Ces derniers présenteraient un risque accru, avec des cas de SLA diagnostiqués plus précocement que dans le reste de la population.
Des données à prendre avec précaution

Cependant, comme le souligne le Pr Corcia, ces études sont rétrospectives. Elles ne permettent donc pas d’établir un lien de causalité formel. “Beaucoup de paramètres doivent être pris en compte : la fréquence, la gravité, le type de choc”, insiste-t-il. Il ne s’agit donc pas d’alarmer inutilement, mais de souligner une corrélation plausible.
Le facteur de risque ne concerne pas un choc unique, mais une répétition de traumatismes, souvent passés inaperçus ou minimisés.
Les hypothèses scientifiques en cours
Parmi les pistes explorées :
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L’inflammation chronique des neurones moteurs, déclenchée par des lésions cérébrales répétées,
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Une altération des connexions synaptiques provoquant une dégénérescence accélérée,
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Une prédisposition génétique amplifiée par les microtraumatismes.
