Un livre pour raconter son combat

Dans Résister, le pari de l’espoir, publié ce mercredi 12 mars aux éditions de l’Observatoire, Anne Hidalgo livre un témoignage poignant sur son engagement politique. Elle consacre un chapitre entier à « la vie et la mort en politique », un univers où, selon elle, « on vous dit : ’je te tue. Tu meurs, tu ne te relèves plus’ ». Des mots forts qui illustrent la dureté du milieu politique, qu’elle a expérimentée à maintes reprises.
La défaite de 2022 : une épreuve douloureuse

Lors de son passage dans C à vous sur France 5, Anne Hidalgo a évoqué avec franchise son score de 1,7 % à l’élection présidentielle de 2022. « Le score de 1,7 % était extrêmement dur et violent à assumer », a-t-elle reconnu. Malgré cette défaite, elle assume pleinement sa campagne, tout en partageant la responsabilité avec son parti. « Je ne l’assume pas toute seule, je le partage volontiers, même si j’ai évidemment conduit cette campagne », a-t-elle précisé.
Une leçon de vie venue d’Ukraine

Après sa défaite, Anne Hidalgo a trouvé du réconfort dans un voyage en Ukraine. « Je suis partie en Ukraine. Le premier tour, c’était le 10 avril et le 14 j’étais à Kiev avec Vitali Klitschko, le maire, dans une ville assiégée, en guerre. Je suis partie à Boutcha. J’ai vu les chars russes arrêtés », a-t-elle raconté. Ce séjour lui a offert une perspective nouvelle. Klitschko lui a confié : « En politique, on ne meurt que quand on ne combat pas. La seule mort qui existe, c’est quand ton cœur s’arrête de battre. » Une leçon qu’elle qualifie de « magnifique ».
Le Parti socialiste et les défis de la gauche

