Ces boissons sucrées, souvent vues comme des remèdes de fortune, peuvent en réalité aggraver les symptômes et favoriser la déshydratation. Les spécialistes rappellent les bons réflexes à adopter pour éviter les complications.
Malgré sa réputation de « boisson miracle », le Coca-Cola ne présente aucune efficacité médicale contre la gastro-entérite. La boisson est trop sucrée, pas assez salée, et contient de la caféine, substance diurétique qui augmente l’élimination d’eau. Résultat : le Coca accentue le risque de déshydratation, principal danger de la gastro. Au mieux, son action se limite à un simple effet placebo, mais il ne soulage ni les vomissements ni la diarrhée.
Trop de sucre, un transit encore plus perturbé
Le sucre présent en grande quantité dans ces sodas crée un appel d’eau dans le tube digestif, ce qui aggrave la diarrhée. Le Pepsi ne fait pas exception : même si la marque évoquait autrefois la « pepsine », prétendue aide à la digestion, aucune étude n’a démontré un effet bénéfique sur les troubles gastro-intestinaux. Ces boissons restent donc déconseillées dans ce type d’épisode.
L’eau de riz : un remède traditionnel aux effets limités

Parmi les astuces de grand-mère, l’eau de riz fait figure d’option possible. Riche en amidon, elle peut ralentir légèrement le transit. Toutefois, elle ne constitue pas un véritable traitement et ne remplace pas les solutions médicales recommandées. Elle peut toutefois être consommée en complément, si elle est bien tolérée.
Smecta, Imodium, Tiorfan : des médicaments utiles mais à manier prudemment
Certains traitements sans ordonnance peuvent aider, à condition d’être bien utilisés. Le Smecta, fabriqué à base d’argile, est déconseillé avant 2 ans en raison d’un risque de contamination au plomb. L’Imodium, très efficace pour stopper la diarrhée, peut bloquer le transit plusieurs jours, provoquant douleurs abdominales. Le Tiorfan, lui, améliore la réabsorption d’eau et constitue le seul médicament recommandé pour prévenir la déshydratation chez l’enfant. Malgré leur utilité, chacun doit être choisi avec discernement.
Comment gérer les vomissements chez l’enfant et l’adulte ?

