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30 juillet 2026

Ces signes dans la bouche pourraient cacher un cancer de l’estomac

Le principe est simple : « swish and spit » — rincer, recracher, analyser. Cette approche non invasive pourrait offrir une alternative précieuse aux endoscopies, lourdes et invasives, aujourd’hui utilisées pour diagnostiquer ce type de cancer.

Les bactéries, messagères invisibles de la maladie

Les scientifiques ont découvert un lien clair entre les bactéries buccales et les signes précoces du cancer gastrique. Treize types de bactéries ont été identifiés comme particulièrement révélateurs, parmi lesquelles rothia, leptotrichia et lactobacillus, présentes en quantités accrues chez les patients atteints ou à risque.

Selon le Dr Shruthi Reddy Perati, co-auteur de l’étude, « connaître les bactéries de la bouche revient à anticiper l’environnement interne de l’estomac. » Cette corrélation ouvre la voie à des tests prédictifs simples, bien avant que le cancer ne devienne cliniquement manifeste.

Une recherche appuyée sur des données solides

Pour étayer ces conclusions, l’étude s’est appuyée sur 98 patients soumis à une endoscopie. Parmi eux, 38 en parfaite santé, 30 atteints de cancer de l’estomac, et 30 autres présentant des lésions précancéreuses (comme une inflammation ou un amincissement de la paroi gastrique).

Fait marquant : les microbiomes buccaux des patients précancéreux ressemblaient fortement à ceux des patients cancéreux, alors qu’ils différaient nettement de ceux des sujets sains. Cela suggère que les premiers déséquilibres bactériens pourraient être détectés bien avant l’apparition de signes cliniques.

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