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15 septembre 2026

Ces médicaments courants augmentent le risque de démence de 50 %

Les anticholinergiques, pris sur le long terme, sont aujourd’hui dans la ligne de mire des scientifiques et des autorités de santé.

Les anticholinergiques : un risque sous-estimé

Les anticholinergiques sont des médicaments qui bloquent l’action de l’acétylcholine, un neurotransmetteur essentiel à de nombreuses fonctions cognitives comme la mémoire, l’attention ou l’apprentissage. On les retrouve dans de nombreux traitements destinés à soulager les troubles urinaires, neurologiques, psychiatriques ou digestifs.

Mais selon une étude britannique publiée dans JAMA Internal Medicine, les personnes âgées de plus de 55 ans qui consomment ces médicaments sur de longues périodes verraient leur risque de développer une démence augmenter de près de 50 %. Une alerte qui relance le débat sur leur usage prolongé, surtout chez les personnes âgées.

Un lien entre consommation et démence confirmé

Menée par l’Université de Nottingham, cette étude a analysé les données de plus de 58 000 patients atteints de démence et 225 000 témoins. Résultat : 57 % des patients atteints avaient consommé des anticholinergiques dans les années précédant le diagnostic, contre 51 % dans le groupe témoin. Parmi les médicaments les plus concernés : des antidépresseurs, des traitements de l’hyperactivité de la vessie et certains médicaments contre les vertiges ou la maladie de Parkinson.

Les plus gros consommateurs présentaient un risque accru de 49 % de démence, comparé à ceux qui n’en avaient jamais pris. Cette association est encore plus marquée chez les personnes diagnostiquées avant 80 ans, ce qui souligne un impact potentiellement accéléré chez les plus jeunes seniors.

Des troubles cognitifs bien documentés

Les effets à court terme des anticholinergiques sont déjà connus : confusion, perte de mémoire, baisse de la vigilance. Mais l’étude du British Medical Journal, menée dès 2006 par une équipe Inserm à Montpellier, montre que même sans diagnostic de démence, les consommateurs réguliers présentent un risque cinq fois plus élevé de déclin cognitif modéré, affectant notamment la mémoire immédiate, le langage et le temps de réaction.

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