Ces traitements, actuellement remboursés à 15% par l’Assurance maladie, pourraient complètement disparaître de la prise en charge dès 2026. L’enjeu financier donne le vertige : 600 millions d’euros économisés chaque année sur le dos des patients.
« Nous devons concentrer nos efforts sur les traitements à SMR élevé, remboursés à 65% ou 100%, là où le gain clinique est démontré », justifie le ministre lors d’une interview sur LCP le 2 juin 2025. Une déclaration qui sonne comme un couperet pour des millions d’utilisateurs.
La liste noire établie par la CNAMTS, sur avis de la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé, ne fait pas dans le détail. Elle frappe large et fort, visant des spécialités pharmaceutiques utilisées au quotidien par des patients souffrant parfois de troubles chroniques.
Ce « rééquilibrage nécessaire » selon les mots du ministre cache en réalité une réforme budgétaire drastique qui inquiète déjà les associations de patients. Le compte à rebours est lancé.

Vos Médicaments Familiers Bientôt Payants
Cette liste noire frappe où ça fait mal : dans l’armoire à pharmacie familiale. Gaviscon®, Valium®, Betadine®… Des noms que vous connaissez par cœur rejoignent le peloton d’exécution budgétaire. Ces médicaments du quotidien, étiquetés « de confort » par les autorités, vont perdre leur maigre remboursement de 15%.
Le catalogue des condamnés donne le tournis. Meteospasmyl® pour les troubles digestifs, Dexeryl® pour les peaux sèches, Noctran® contre l’insomnie, Zovirax® contre l’herpès… Tous dans le même panier, qualifiés de « faible service médical rendu ».
Les anti-acides comme Gastropulgite® et Moxydar® ? Rayés. Les antispasmodiques Debridat® ? Éliminés. Les antiseptiques Hexomédine® ? Supprimés. La purge touche tous les rayons : anxiolytiques, antiviraux locaux, émollients, hypnotiques.
