
Difficile de retracer, en quelques lignes, la trajectoire de Jean-Jacques Goldman. Auteur-compositeur-interprète aussi exigeant que prolifique, il incarne depuis plus de quarante ans une figure tutélaire de la chanson française. En solo, sa discographie se compose de sept albums studio, plusieurs live et compilations — sans même évoquer ses débuts au sein du groupe Taï Phong, qu’il préfère lui-même passer sous silence.
Mais l’homme en noir est aussi et surtout le grand architecte de l’émotion pour d’autres artistes. Sa plume a nourri les plus belles partitions de Johnny Hallyday, Florent Pagny, Patricia Kaas, Marc Lavoine, Maurane ou encore Patrick Fiori. Pourtant, parmi toutes ses collaborations, une seule semble avoir défié le temps et les frontières : celle nouée avec Céline Dion.
Une rencontre déterminante pour Céline Dion

Avant de croiser la route de Jean-Jacques Goldman, Céline Dion est déjà une star. Mais leur alliance va transcender son art et lui offrir une profondeur nouvelle, celle d’une chanteuse capable d’émouvoir bien au-delà de la virtuosité vocale. Ensemble, ils signent deux albums majeurs : D’eux en 1995, puis S’il suffisait d’aimer en 1998.
Goldman écrit, compose, guide. Dion interprète, transcende, bouleverse. De cette fusion naissent des classiques immédiats : « Pour que tu m’aimes encore », « On ne change pas », « S’il suffisait d’aimer ». Plus de 30 titres qui deviendront les piliers d’un répertoire désormais mythique. Au passage, Céline Dion deviendra aussi la voix planétaire de Titanic avec « My Heart Will Go On », ancrant un peu plus les années 90 comme la décennie de son apogée artistique.
