L’un des moments les plus marquants du procès a été la lecture de la lettre manuscrite du jeune Louis, 11 ans, écrite sur une simple feuille à carreaux. Son écriture enfantine contrastait avec la gravité des mots : il y décrit les corrections humiliantes imposées par son père et les insultes quotidiennes qu’il subissait.
Dans cette lettre, Louis raconte : « Cédric me demandait de m’agenouiller, les mains sur la tête, 30 minutes, les genoux sur les legos, quand je faisais une bêtise ». Il évoque également les fessées infligées lorsqu’il se retrouvait seul avec lui et les insultes blessantes : « petit con », « gros con ». Son récit, que le jeune garçon souhaitait lire lui-même à l’audience, a finalement été porté par ses avocats, jugé trop éprouvant pour son âge.

Un chapitre judiciaire qui se referme partiellement
Si la disparition de Delphine Jubillar reste un drame personnel et social, ce retrait d’autorité parentale acte une protection nécessaire pour les enfants, déjà profondément marqués par les événements. Il clôt l’une des dernières étapes judiciaires directement liées à la condamnation de leur père.
