Une galerie au parfum d’histoire
Parmi les pièces emblématiques exposées figurent la robe en satin de soie richement brodée de Dolley Madison, épouse de James Madison, ou encore la tenue jaune signée Oleg Cassini portée par Jacqueline Kennedy lors d’un dîner d’État en 1961.
Plus récemment, la robe asymétrique imaginée en 2009 par Jason Wu pour Michelle Obama a marqué les esprits. Chaque création raconte un moment clé de l’histoire américaine, mêlant diplomatie, élégance et symbolique politique.
Une double présence inédite

Melania Trump occupe une place singulière dans cette galerie. Naturalisée américaine et née à l’étranger, elle est la seule Première dame à figurer à deux reprises dans la collection : une première fois pour la robe portée lors de l’investiture de 2017, et désormais pour celle de 2025.
La nouvelle pièce, conçue en crêpe de soie blanc cassé, se distingue par des bandes noires formant un motif en Z sur le devant. Ce choix graphique audacieux illustre une volonté d’affirmation stylistique, entre modernité et sobriété.
L’empreinte d’Hervé Pierre
Derrière ces deux créations se trouve le designer français Hervé Pierre, qui habille la Première dame depuis 2016. Remercié publiquement lors de la cérémonie, le couturier n’a pas caché son émotion.
« Être présent dans un musée est une reconnaissance exceptionnelle », a-t-il confié. Pour le créateur, cette entrée au Smithsonian constitue bien plus qu’un honneur : elle marque l’inscription de son travail dans l’histoire culturelle américaine.
Mode et pouvoir : un dialogue constant
Au-delà de l’apparat, la remise de cette robe rappelle combien la mode participe du récit politique. Les tenues d’investiture, scrutées à l’échelle mondiale, deviennent des symboles : elles traduisent une vision, un positionnement, une époque.
