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28 octobre 2026

« Ce salarié à 2 000 euros net serait millionnaire », Sarah Knafo veut passer à la retraite par capitalisation

Le système français de retraite repose aujourd’hui principalement sur le principe de la répartition, dans lequel les cotisations prélevées sur les revenus des actifs servent à financer les pensions des retraités.

Ce fonctionnement repose sur une solidarité entre les générations. Les personnes qui travaillent contribuent au financement des pensions actuellement versées et acquièrent, en contrepartie, des droits pour leur propre retraite.

Le montant de la pension dépend notamment des revenus professionnels, de la durée de cotisation et des règles applicables aux différents régimes. Les cotisations ne sont donc pas placées sur un compte d’épargne individuel appartenant directement au salarié, mais participent au financement collectif du système.

La capitalisation repose sur une logique différente. Les sommes versées sont affectées à des placements financiers, qui peuvent notamment comprendre des obligations, des actions ou d’autres supports d’investissement.

Au fil des années, l’épargne accumulée et les éventuels rendements permettent de constituer un capital destiné à financer la retraite de son titulaire. Ce patrimoine peut ensuite, selon les règles du dispositif, être utilisé sous forme de retraits, de rente ou d’une combinaison des deux.

Sarah Knafo souhaite donner une place beaucoup plus importante à ce second modèle. Selon elle, les travailleurs devraient pouvoir accumuler un patrimoine personnel grâce aux sommes consacrées à leur retraite, plutôt que de dépendre principalement des cotisations des générations suivantes.

La responsable politique considère que le système par répartition limite les possibilités d’enrichissement patrimonial des salariés. Elle défend ainsi une organisation dans laquelle l’épargne retraite serait davantage individualisée.

La capitalisation existe déjà en France, mais elle occupe une place minoritaire dans le financement des pensions. Selon les données évoquées dans le débat, les prestations issues de dispositifs par capitalisation représentent environ 2 % de l’ensemble des prestations de retraite.

Parmi les dispositifs permettant de préparer financièrement la retraite figure notamment le plan d’épargne retraite, ou PER. Celui-ci permet d’effectuer des versements destinés à constituer une épargne mobilisable selon les conditions prévues par la réglementation.

L’assurance-vie peut également être utilisée comme outil d’épargne à long terme, même si elle ne constitue pas exclusivement un produit de retraite. Certains agents publics bénéficient par ailleurs de dispositifs spécifiques, comme le régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), qui repose sur un mécanisme de capitalisation.

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