La députée a rappelé d’autres faits dramatiques récents, évoquant notamment les assassinats attribués à des militants d’ultradroite depuis 2022, ainsi que la mort du rugbyman Federico Aramburu. Une manière de replacer, selon elle, la violence politique dans un cadre plus large.
La riposte ferme de Sébastien Lecornu

Les propos de la députée insoumise ont suscité une réaction immédiate du Premier ministre Sébastien Lecornu. Depuis le banc du gouvernement, il a dénoncé des déclarations qu’il a qualifiées d’« ignobles et abjectes ».
Le chef du gouvernement a insisté sur un principe intangible : « le refus de la violence, c’est pour tout le monde, en tout temps, en tout lieu ». Il a estimé qu’il n’était pas acceptable d’opposer un mort à un autre mort, rappelant que la condamnation des violences devait être absolue, quelles que soient les sensibilités politiques. Ses paroles ont été saluées par des applaudissements venant de plusieurs bancs, des macronistes jusqu’au Rassemblement national.
Appels à la responsabilité et à la vérité judiciaire
Sébastien Lecornu a ensuite exhorté La France insoumise à faire « le ménage » dans ses rangs et dans ses propos. Parallèlement, il a assuré souhaiter que la vérité judiciaire puisse émerger sans aucune pression sur les enquêteurs, position partagée par d’autres responsables politiques, dont Laurent Wauquiez pour Les Républicains.
Dans l’hémicycle, une minute de silence a été observée en hommage à Quentin Deranque. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a rappelé qu’« personne ne devrait mourir à 23 ans » et que nul ne devrait perdre la vie pour ses idées, adressant les pensées de la représentation nationale à la famille du jeune homme.
