Mais le pire reste à venir. La recherche révèle que les polluants chimiques détectés dans la fosse proviennent en partie de cette décomposition plastique. Chaque particule libère ses additifs toxiques : phtalates, bisphénols, métaux lourds.
L’océan devient une gigantesque cuve chimique. Ces substances remontent la chaîne alimentaire, des micro-organismes aux poissons que nous consommons. Le plancton ingère les microplastiques. Les petits poissons mangent le plancton contaminé. Les gros poissons dévorent les petits.
Cette contamination silencieuse progresse à chaque repas, à chaque prédation. L’empoisonnement gagne du terrain, invisible mais implacable, transformant l’écosystème marin en un laboratoire toxique géant.
La fosse des Mariannes n’est plus un sanctuaire : elle devient le symbole de notre planète empoisonnée.
