Depuis ce jour fatidique, chaque mois apporte son lot d’angoisse. Lei doit impérativement recevoir des transfusions sanguines pour survivre. Un rituel hospitalier devenu routine, où la fillette lutte contre la mort à coups de poches de sang.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La famille Liyong a déjà englouti 140 000 yuans dans ces soins désespérés – soit l’équivalent de 465 millions de dongs vietnamiens. Face à cette montagne de dettes, le salaire dérisoire de Zhang Liyong, 2 500 yuans par mois seulement, fait figure de goutte d’eau dans un océan de frais médicaux.
L’anémie affaiblit terriblement le système immunitaire de Lei. Elle tombe malade constamment, sa santé se détériore inexorablement. Dans le village, sa condition fait fuir les autres enfants. Aucun petit camarade ne veut jouer avec elle.
Alors Lei s’invente des amis. Elle bavarde avec les canards, joue avec le chiot de la famille, court seule dans la cour familiale. Parfois, son père l’emmène pêcher ou se promener, ces moments volés à la maladie où père et fille oublient momentanément leur calvaire quotidien.

L’Ultime Espoir D’Une Greffe De Cellules Souches
Pourtant, au cœur de ce désespoir familial, une lueur d’espoir subsiste encore. Les médecins l’ont confirmé à Deng Min et Zhang Liyong : leur fille pourrait survivre. Une greffe de cellules souches représente sa dernière chance de vaincre cette anémie congénitale qui la ronge.
Le problème surgit immédiatement : ni le père ni la mère ne présentent de compatibilité génétique avec leur fille. Leurs cellules souches ne peuvent pas sauver Lei. Face à cette impasse médicale, le couple prend une décision aussi courageuse que désespérée.
