Un mécanisme biologique en cause
Tous ces médicaments ont pour but de réduire l’acidité de l’estomac. Mais sur le long terme, cette baisse artificielle entraîne une réaction compensatoire : l’organisme produit davantage de gastrine, une hormone digestive. De façon anormale et prolongée, cette surproduction pourrait stimuler la croissance de certaines cellules, favorisant l’apparition de tumeurs rares mais bien réelles.
Faut-il arrêter de prendre les IPP ?
Face à ces résultats, les chercheurs se veulent prudents. Le Dr Eivind Ness-Jensen, premier auteur de l’étude, rappelle que l’incidence de ces tumeurs reste extrêmement faible, même chez les consommateurs réguliers. Le risque existe, mais il demeure limité : la prise d’IPP reste justifiée lorsqu’elle est médicalement nécessaire et suivie par un professionnel.
