Selon les premières constatations, le drame s’est produit à un moment critique de la journée, au plus fort de la chaleur. Une température qui dépassait largement les seuils d’alerte rouge émis par les services météorologiques espagnols.
Une autopsie et une enquête ouverte
Le parquet catalan a ordonné une autopsie pour déterminer les causes exactes du décès, tandis que les Mossos d’Esquadra, la police régionale, ont ouvert une enquête. L’objectif est de vérifier si les conditions de travail imposées respectaient les mesures de sécurité obligatoires en cas de canicule.
Le maire d’Alcarràs a déclaré au Diari de Girona que les exploitations agricoles de la région avaient reçu pour consigne de modifier les horaires de travail en période de forte chaleur, en concentrant les activités entre le matin et 14h. Mais selon les éléments recueillis, le drame est survenu bien après cet horaire recommandé, soulevant la question du respect de ces consignes.
Des obligations légales souvent ignorées
En cas d’alerte canicule, la législation impose aux employeurs plusieurs mesures strictes : adaptation des horaires, fourniture d’eau en quantité suffisante, et pauses régulières à l’ombre. Si l’une de ces règles a été négligée, la responsabilité de l’entreprise pourrait être engagée.
L’association “Fruita amb Justicia Social”, qui milite pour les droits des travailleurs agricoles, s’est rapidement exprimée dans El Periodico. Elle dénonce une mise en danger inacceptable :
« Que faisait quelqu’un travaillant à plus de 40 degrés, en pleine alerte rouge ? »
L’organisation exige que les conditions de travail dans le secteur agricole soient sérieusement revues, notamment en période de canicule, où la pression sur les saisonniers reste forte malgré les alertes climatiques répétées.


