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13 septembre 2026

CAF: les locataires ne toucheront plus l’APL en cas d’impayés à compter de 2027

À partir de 2027, la définition sera clarifiée. Deux critères alternatifs permettront désormais de caractériser un impayé : soit une dette dépassant 450 euros (loyer et charges inclus), soit trois mois consécutifs de défaut de paiement, même si la somme totale reste inférieure à ce seuil.

Cette évolution vise à identifier plus tôt les situations fragiles et à éviter que la dette ne devienne insurmontable.

Un signalement encadré et des délais stricts

Dès qu’un de ces deux critères est rempli, le propriétaire disposera d’un délai de deux mois pour signaler la situation à la Caf ou à la Mutualité sociale agricole. Il devra transmettre les informations habituelles : identité du locataire, adresse du logement, montant et période de la dette.

Le non-respect de ce délai pourra entraîner une pénalité, ce qui impose désormais une vigilance accrue aux bailleurs. L’objectif est d’encadrer la procédure tout en évitant les signalements tardifs qui compliqueraient la gestion du dossier.

Le versement direct des APL au bailleur facilité

L’autre changement majeur concerne les aides personnalisées au logement (APL). Dans de nombreux cas, notamment pour les logements non conventionnés, ces aides sont versées directement au locataire. En cas d’impayé, le propriétaire pouvait déjà demander leur versement sur son propre compte, mais la procédure restait longue et parfois incertaine.

Avec les nouveaux décrets, le basculement des APL vers le bailleur devrait intervenir plus rapidement dès le signalement effectif de l’impayé. Cette mesure garantit au propriétaire la perception d’une part minimale du loyer, tout en réduisant mécaniquement la dette du locataire.

L’idée avancée par les pouvoirs publics est double : sécuriser les revenus des bailleurs et limiter l’enfoncement des ménages dans une spirale d’endettement.

Une recherche de solution toujours obligatoire

Pour autant, la réforme ne dispense pas le bailleur de toute responsabilité sociale. Dès le signalement, la Caf peut exiger la mise en place d’un plan d’apurement, c’est-à-dire un échéancier de remboursement adapté aux capacités du locataire. Le propriétaire est également encouragé à mobiliser le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) afin de trouver une issue négociée.

La Caf précise d’ailleurs que si aucune démarche de résolution n’est engagée, le versement de l’aide peut être suspendu. Le renforcement des droits des bailleurs s’accompagne donc d’une exigence de coopération et de recherche active de solutions.

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