Au-dessus de 2 000 € par mois, une marge qui se réduit
Pour un retraité de la classe moyenne dont la pension dépasse 2 000 €, une revalorisation moins généreuse combinée à un rabot fiscal réduirait la marge budgétaire. Les dépenses de base, comme le loyer, la santé et l’énergie, absorbent déjà une bonne partie du budget mensuel.
Restent moins d’argent pour la voiture, les sorties, l’aide aux enfants et petits-enfants ou l’épargne, sans que le montant affiché sur le relevé de pension ne semble beaucoup bouger.
Richard Guibert y voit un rapport de force défavorable. À ses yeux, on cible les retraités de la classe moyenne parce qu’ils se mobilisent moins que les actifs: problèmes de santé, fatigue et éloignement des grandes villes rendent plus difficile le fait d’aller manifester.
Si Richard Guibert devait payer plus d’impôts ou voir sa pension progresser moins vite que les prix, il réduirait ses déplacements et pourrait même arrêter le bénévolat dans les associations culturelles où il s’implique plusieurs jours par semaine.
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