Le constat est sévère, mais appuyé par une promesse : celle d’un plan de retour à l’équilibre sur trois à quatre ans. Un cap qu’il juge indispensable pour garantir la souveraineté budgétaire du pays. Ce plan devrait être dévoilé avant le 14 juillet et impliquera « un effort juste, mais suffisant » pour l’ensemble des Français.
Une trajectoire encore floue, mais assumée
Le flou demeure cependant sur la nature des efforts qui seront demandés. Aucune mesure concrète n’a encore été dévoilée, et le gouvernement se garde bien, pour l’instant, de détailler les leviers envisagés. Ce silence stratégique vise à préparer un « plan d’ensemble » qui pourra être défendu politiquement et pédagogiquement.

Ce qui est déjà acté, en revanche, c’est un objectif budgétaire ambitieux : une réduction de 40 milliards d’euros dès 2026. Une somme colossale, qui pourrait être soumise à un référendum selon les déclarations de Bayrou. Le président décidera si cette « prise de conscience collective » devra passer par un vote populaire ou un débat parlementaire.
Un débat à haut risque pour la majorité
L’exercice s’annonce périlleux pour la majorité présidentielle. « Ce sont des problèmes si graves qu’on ne peut pas les affronter contre les Français », a averti François Bayrou, appelant à une mobilisation collective et à une responsabilisation citoyenne.
La métaphore est évocatrice : un Himalaya budgétaire, composé d’obstacles à franchir un à un. Un député du bloc central parle déjà du « mur du budget », soulignant le risque d’impopularité à mesure que les arbitrages se préciseront. « Il faut assumer qu’il y aura des mécontents, sinon on ne fait rien », admet-il.
Un modèle social sous la loupe

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