Un combat acharné pour le droit à l’euthanasie
Depuis des années, Maxime Danielou militait pour obtenir l’autorisation d’euthanasier son fils. Il savait Benjamin condamné, sans espoir de retour, et réclamait la possibilité d’abréger ce qu’il considérait comme une survie imposée. Cette requête n’a jamais été acceptée, malgré des démarches répétées et un engagement public courageux. « Je continuerai à lutter contre cette horreur », promet-il encore aujourd’hui, convaincu que cette absence de choix a prolongé inutilement la souffrance de son enfant et la leur.
Une bataille judiciaire contre l’école de commerce

Parallèlement, le père de Benjamin avait engagé une procédure contre l’école de commerce et de gestion de la Chambre de commerce et d’industrie, dans laquelle son fils était scolarisé au moment du drame. Estimant que les conditions de stage avaient contribué à l’accident, il a obtenu la condamnation de l’établissement, poussant l’affaire jusqu’en Cour de cassation pour faire reconnaître la « faute inexcusable de l’employeur ». Une victoire amère, mais essentielle, dans un parcours marqué par l’injustice et le sentiment d’abandon. « J’irai jusqu’au bout de toutes les luttes », affirme encore Maxime Danielou, déterminé à honorer la mémoire de son fils.
