Une plainte pénale déposée et plusieurs investigations demandées

La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR), une fédération réunissant 13 associations, a transmis au parquet de Paris un dossier de 38 pages visant Cyril Hanouna. Cette démarche porte sur quatre qualifications pénales évoquées par l’organisation : le harcèlement moral par instigation, la complicité de harcèlement moral, la diffamation publique et l’injure publique.
Dans son argumentaire, la fédération considère que la présentation publique d’informations concernant le journaliste et son entourage pourrait avoir contribué aux réactions hostiles observées après l’émission. Ces accusations restent néanmoins à examiner par les autorités judiciaires.
La LDVR sollicite notamment la conservation et l’examen de l’intégralité de l’émission du 20 octobre, ainsi que des documents ayant servi à sa préparation. Elle demande également que Cyril Hanouna et des représentants d’Ouest-France puissent être entendus dans le cadre d’éventuelles investigations.
L’organisation souhaite par ailleurs que les plateformes numériques soient interrogées afin de déterminer l’origine et l’ampleur des messages visant Maxime Fettweis. Elle réclame l’ouverture d’une enquête et évoque la possibilité d’un placement en garde à vue de l’animateur, si les conditions légales sont réunies.
La LDVR interpelle également W9 et le groupe M6

Dans une déclaration accompagnant cette initiative, Michael Bastien, président fédéral de la LDVR, a critiqué l’utilisation de la notoriété d’une personnalité médiatique dans un différend avec un journaliste. Il estime notamment que les proches d’une personne ne devraient pas être associés à ce type de confrontation publique.
Le responsable associatif a néanmoins rappelé un principe fondamental : Cyril Hanouna demeure présumé innocent. Le dépôt d’une plainte ne constitue ni une reconnaissance de culpabilité ni la garantie que des poursuites seront engagées.
La fédération entend également interroger la responsabilité éditoriale de W9 et du groupe M6 dans la diffusion de cette séquence. Elle inscrit sa démarche dans un contexte de controverses antérieures entourant l’animateur.
Parmi les précédents mentionnés figure sa condamnation pour injures publiques envers le député Louis Boyard, confirmée le 19 mars 2026 et assortie d’une amende de 2 000 euros. Cet épisode est rappelé par l’association à titre de contexte, sans préjuger de l’appréciation judiciaire des faits survenus en octobre.
