Un homme en retrait, mais jamais oublié

Aujourd’hui âgé de 61 ans, Bertrand Cantat mène une vie discrète, entre Bordeaux et les Landes. Depuis le suicide de Krisztina Rády, il a obtenu la garde de leurs deux enfants, Milo et Alice. Il partage désormais sa vie avec une compagne dont l’identité demeure confidentielle. Sur le plan judiciaire, il n’a plus affaire à la justice, mais son nom reste marqué d’une empreinte indélébile.
Côté artistique, il a tenté un retour avec le groupe Détroit, fondé après sa sortie de prison. Leur album Horizons, sorti en 2013, signe la fin d’un long silence. Pourtant, malgré son envie de reconstruire, chaque apparition publique, chaque projet musical, ravive les plaies d’une affaire jamais totalement refermée.
Une libération sans privilège, selon la justice

Contrairement à ce que certains ont pu penser, Bertrand Cantat aurait pu bénéficier d’une sortie anticipée dès 2006, selon Philippe Laflaquière. Mais le chanteur s’y est opposé, préférant aller jusqu’au bout de sa détention pour éviter toute polémique supplémentaire. « J’aurais pu le libérer un an auparavant », confie le magistrat, mais Cantat ne souhaitait pas « le moindre traitement de faveur ».
Malgré cette volonté apparente de discrétion et de normalité judiciaire, l’ombre du drame continue de le suivre. Chaque tentative de retour sur scène, chaque mention de son nom, suscite de vifs débats. Et pour beaucoup, sa présence médiatique reste difficilement tolérable dans un contexte de lutte accrue contre les violences faites aux femmes.
