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22 août 2026

Bertrand Cantat : cette radio boycotte le chanteur après le documentaire Netflix

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Un documentaire qui bouleverse l’opinion

En l’espace de quelques jours, le documentaire « De rockstar à tueur : Le cas Cantat » a cumulé près de deux millions de vues, provoquant une onde de choc dans l’opinion publique. Ce retour sur le féminicide de Marie Trintignant, tuée sous les coups de Bertrand Cantat en 2003, brise le silence autour d’une affaire que beaucoup préféraient oublier. Si certaines interventions marquent les esprits, d’autres suscitent un malaise. C’est notamment le cas de celle de Pascal Nègre, figure de l’industrie musicale, qui a été jugée complaisante par de nombreux téléspectateurs.

Lio, une voix courageuse mais punie

Parmi les rares personnalités à avoir dénoncé le traitement médiatique de l’affaire dès l’origine, la chanteuse Lio se distingue par une prise de position lucide et courageuse. Invitée dans l’émission C à Vous, elle a rappelé comment, dès 2003, elle avait parlé de féminicide quand la presse parlait encore de « crime passionnel ». Mais ce choix n’a pas été sans conséquences. Sa carrière a subi un violent contrecoup : contrats annulés, tournée sabotée, finances ruinées. « La maison de disques me trouvait folle et hystérique », confie-t-elle, soulignant l’isolement auquel elle a dû faire face. À Bordeaux, ajoute-t-elle, Cantat reste intouchable : « Personne ne parle ».

L’art peut-il absoudre un meurtrier ?

La question de la réhabilitation de Bertrand Cantat cristallise aujourd’hui les tensions. Yael Mellul, présidente de l’association Femme et Libre, a exprimé son indignation sur RMC dans l’émission Estelle Midi. Pour elle, la société ne peut pas faire comme si quelques années de prison effaçaient le meurtre d’une femme. « La vraie question, c’est celle de l’oubli », martèle-t-elle, en référence à cette volonté collective de tourner la page, voire de pardonner, sous prétexte de talent artistique. La réaction de Mellul illustre une fracture profonde entre les partisans du « pardon » et ceux qui refusent l’oubli au nom des victimes.

Un boycott symbolique mais significatif

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