La situation des personnes auparavant titulaires d’une pension d’invalidité mérite également une attention particulière. Lors du passage de l’invalidité à la retraite, les prestations perçues et les droits à certaines allocations peuvent évoluer, rendant nécessaire une vérification du dossier auprès de la caisse concernée.
Chaque situation doit donc être examinée individuellement plutôt que de considérer 62 ou 65 ans comme un âge universel applicable à tous.
Ressources et résidence restent déterminantes

Pouvoir demander l’ASPA plus tôt ne dispense pas de respecter les autres critères du dispositif. L’allocation est soumise à des plafonds de ressources et vient compléter les revenus existants jusqu’aux limites prévues par la réglementation.
Les pensions de retraite et différentes catégories de revenus sont prises en compte dans l’étude du dossier. Le patrimoine peut également intervenir dans le calcul selon des règles spécifiques, certains biens étant considérés comme produisant théoriquement un revenu.
La résidence constitue une autre condition essentielle. Le bénéficiaire doit remplir les critères de résidence stable et régulière applicables en France. Une durée minimale de présence effective sur le territoire au cours de l’année est notamment exigée, sous réserve des règles correspondant à la situation du demandeur.
Le montant effectivement versé n’est donc pas identique pour tous. Il dépend des ressources personnelles ou de celles du couple et correspond à la différence entre les revenus pris en compte et le plafond applicable.
Avant toute demande, il est préférable de vérifier les montants et plafonds en vigueur au moment du dépôt, ceux-ci pouvant être revalorisés.
Une demande indispensable pour obtenir le versement

Même lorsqu’une personne remplit toutes les conditions, l’ASPA n’est pas versée automatiquement. Une démarche doit être effectuée auprès de l’organisme compétent avec les justificatifs nécessaires concernant notamment les revenus, la situation familiale et le patrimoine.
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