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9 octobre 2026

Arthrose du genou: un gel injectable pourrait soulager 5 ans

13 000 patients
Nombre de patients traités avec l’Arthrosamid dans 15 pays européens, selon la Dr Christelle Pouchot.

Un gel non résorbable qui agit sur la synovie, pas comme un coussin

Son fonctionnement diffère de celui des corticoïdes et de l’acide hyaluronique. Selon la spécialiste, le gel ne joue pas un simple rôle de coussin amortisseur. Au bout de quelques mois, il se transforme, s’intègre et répare la synovie enflammée, la membrane qui tapisse l’intérieur du genou.

Quand le cartilage n’amortit plus, le liquide synovial est produit en plus grande quantité, ce qui crée un épanchement douloureux qui dégrade encore le cartilage. L’hydrogel préserverait donc le capital cartilagineux en limitant les poussées inflammatoires et les douleurs.

Autre différence: il est non résorbable. Corticoïdes, acide hyaluronique et PRP ne restent pas dans le genou, rappelle la médecin, et leurs injections doivent donc être renouvelées chaque année.

Les injections déjà utilisées dans l’arthrose

Il n’existe toujours pas de traitement curatif permettant de faire repousser le cartilage. Aux corticoïdes, utilisés depuis des décennies, se sont ajoutées ces dix dernières années les injections d’acide hyaluronique et de plasma riche en plaquettes (PRP), qui ont mis quelques années à se banaliser.

Environ 70 % de patients soulagés selon une praticienne, mais des études limitées

Les données scientifiques restent limitées. Plusieurs études sur de petites cohortes rapportent 80 % de satisfaction, mais chez des personnes de moins de 70 ans. Une étude de mai 2026 a montré une baisse significative de la douleur, de la raideur et des limitations physiques.

Les résultats semblaient comparables à ceux des corticoïdes après trois mois et supérieurs après six mois. Aucune différence majeure n’a été observée face à l’acide hyaluronique.

Christelle Pouchot injecte ce traitement depuis juin 2025, après avoir visité le laboratoire à Copenhague, rencontré les scientifiques des essais européens et échangé avec des confrères autrichiens. Elle dit avoir traité une vingtaine de patients, dont environ 70 % ont été vraiment soulagés, avec moins de douleur et une reprise de la marche. « Je suis convaincue qu’il ouvre de nouvelles opportunités de soins aux patients », affirme-t-elle.

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