Cette séquence avait notamment donné lieu à un échange particulièrement tendu entre Sarah Saldmann et Pascal Praud. Alors que la discussion se poursuivait autour des incidents, l’avocate avait maintenu sa position malgré les désaccords exprimés autour de la table.
Elle avait notamment déclaré qu’il n’existait, selon elle, « pas de rapport » entre l’immigration et le fait précis examiné durant l’émission. Une prise de position qui avait accentué son désaccord avec certaines lectures proposées sur le plateau.
Au cours de cette même discussion, Sarah Saldmann avait également prononcé une phrase qui prend une résonance particulière au regard de son départ quelques mois plus tard. « Je n’évolue pas au milieu de Frontières, ça c’est sûr », avait-elle lancé pendant les échanges.
Cette ancienne séquence permet aujourd’hui de rappeler que ses divergences avec certaines orientations étaient déjà publiquement perceptibles. Pour autant, Sarah Saldmann ne désigne pas cet échange avec Pascal Praud comme la cause unique de son départ. Dans son communiqué, elle inscrit sa décision dans une réflexion plus générale concernant ses convictions et la suite de son activité professionnelle.
Un départ sans règlement de comptes et un « nouveau chapitre »
Malgré les désaccords qui ont pu apparaître à l’antenne, Sarah Saldmann adopte un ton conciliant au moment de quitter CNews et Europe 1. Elle adresse explicitement ses remerciements à plusieurs responsables et personnalités avec lesquels elle a travaillé, parmi lesquels Pascal Praud lui-même.
Elle cite également Serge Nedjar, Donat Vidal-Revel, Gérald-Brice Viret et Laurence Ferrari. La présence du nom de Pascal Praud parmi ces remerciements montre que l’avocate ne présente pas son départ comme la conséquence d’un conflit personnel avec l’animateur, malgré leur échange animé quelques mois auparavant.
Sarah Saldmann dit ainsi quitter les deux médias avec « respect et reconnaissance » pour les années passées à leurs côtés. Elle insiste davantage sur sa volonté d’avancer vers de nouvelles activités que sur les différends qui ont pu ponctuer certaines de ses interventions.

