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15 septembre 2026

Après le calvaire, l’angoisse : Gisèle Pélicot face au cancer ? Causé par les IST subies à Mazan

“J’ai dit un jour à Dominique : ‘Tu ne me drogues pas ?’ Il s’est mis à pleurer et m’a répondu : ‘Tu te rends compte de ce que tu dis ?’” raconte-t-elle. Ce n’est qu’après plusieurs années qu’elle découvrira l’ampleur de la trahison, des viols filmés à son insu, et des complices anonymes qui avaient profité de son inconscience.

Un procès pour tourner la page

Après quatre jours d’audience, le parquet a requis douze ans de réclusion criminelle contre Husamettin Dogan, alourdissant ainsi la peine prononcée en première instance. Pour Gisèle Pélicot, ce procès en appel n’est pas seulement une étape judiciaire : c’est une confrontation essentielle avec le passé.

“J’ai vécu cinq ans de procédures judiciaires. J’espère ne plus jamais mettre les pieds dans un tribunal”, confie-t-elle, épuisée mais déterminée. “Le mal est fait, je dois me reconstruire. Si j’ai pu donner de la force aux autres, c’est l’essentiel.”

Une voix qui réveille les consciences

Le témoignage de Gisèle Pélicot dépasse son histoire personnelle. Il rappelle la violence systémique et la solitude des victimes de viols conjugaux et collectifs, longtemps réduites au silence. Son courage inspire et oblige. En osant dire l’indicible, elle rend visible un fléau que la société peine encore à affronter pleinement.

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