Pour lui, mieux vaut être « la tête d’affiche d’une petite chaîne » que « noyé dans une chaîne moyenne ». Un avis partagé en partie, mais avec réserve, par son acolyte Laurent Fontaine, plus prudent quant à la rupture que cela pourrait entraîner avec Cyril Hanouna, leur producteur historique via sa société H2O.
Un accord signé… puis annulé deux jours plus tard

Séduits par l’autonomie créative promise par RMC Story, les deux animateurs ont donné leur accord par mail le 9 mars, affirmant avec enthousiasme leur volonté de rejoindre la chaîne : « Cette nouvelle aventure nous remplit d’enthousiasme et d’énergie », écrivaient-ils dans un message adressé à la direction de RMC Story.
Mais le 11 mars, coup de théâtre : Pascal Bataille et Laurent Fontaine se rétractent, invoquant un « souci juridique » lié à une clause contractuelle qui les lie toujours à H2O. Ce retournement de situation, intervenu après deux jours de silence, a provoqué une vive frustration du côté de RMC Story.
Certains au sein de la chaîne estiment que cette clause aurait pu être levée, laissant entendre qu’il ne s’agissait que d’un prétexte pour revenir dans le giron de Hanouna. Cette volte-face a mis en lumière la complexité des loyautés dans le monde de la télévision, où les choix éditoriaux s’entremêlent avec les fidélités professionnelles… et contractuelles.
Une nouvelle ère sur W9, dans l’ombre d’Hanouna

Finalement, c’est sur W9 que le duo iconique relancera l’émission à la rentrée, retrouvant un cadre familier sous l’aile de Cyril Hanouna. Ce choix s’inscrit dans une stratégie de regroupement autour du producteur star, qui semble désormais vouloir imposer sa marque au sein du groupe M6, après la fermeture forcée de C8.
Pour Y’a que la vérité qui compte, cette transition marque une nouvelle page, entre continuité de ton et changement de maison. Le public retrouvera sans doute l’émotion, les révélations et les portes qui s’ouvrent… mais dans un décor inédit. Et dans les coulisses, une vérité s’impose : à la télévision, les clauses juridiques comptent parfois autant que les audiences.
