Même son de cloche du côté des spécialistes en gestion du personnel. La formatrice Christel Pontié rappelle qu’un salarié épuisé, même dans un cadre légal, reste exposé aux risques psychosociaux, aux conflits internes ou au burn-out. Travailler douze jours consécutifs peut certes répondre à une urgence économique, mais crée, selon elle, un terrain propice à l’usure professionnelle et à l’absentéisme.
Une flexibilité encadrée et non sans limites
Le service public précise néanmoins qu’une convention collective peut déroger à cette règle jurisprudentielle, selon les spécificités d’un secteur. Par ailleurs, l’employeur demeure soumis à une obligation essentielle : garantir la santé et la sécurité de ses salariés, en vertu de l’article L.4121-1 du Code du travail. Autrement dit, la possibilité d’enchaîner douze jours de travail n’autorise en rien la mise en danger des employés.
