Une colère politique assumée et sans détour
Loin de se limiter au terrain médiatique, la comédienne exprime également une indignation politique profonde. Dans une interview accordée au magazine Nous Deux, elle s’attaque frontalement à la politique menée sous la présidence d’Emmanuel Macron. Si elle reconnaît toucher une retraite modeste malgré une carrière dense, c’est surtout la situation des soignants non vaccinés qui alimente sa colère, qu’elle juge injustement écartés et stigmatisés.
Avec des mots forts, Anny Duperey accuse l’exécutif de maintenir la population dans un climat de peur permanente. Elle déplore une exception française qu’elle considère comme une faute morale et politique. Son discours, volontairement provocateur, tranche avec la prudence habituelle des figures publiques, mais elle l’assume pleinement, convaincue que le silence serait une forme de renoncement.
Une histoire d’amour fondatrice et réparatrice

En contraste avec ces combats, l’actrice se livre aussi sur sa vie intime, évoquant une relation déterminante avec le comédien Cris Campion. Leur rencontre remonte à 1993, sur un tournage, et malgré une différence d’âge notable, leur histoire durera douze années. Elle décrit cette relation comme un refuge émotionnel et créatif, marqué par une reconnaissance mutuelle de blessures d’enfance et une énergie commune tournée vers la création.
Durant cette période, Anny Duperey confie avoir trouvé une force nouvelle, une stabilité affective qui a nourri son écriture et sa créativité. Elle explique que ces années ont été parmi les plus fécondes de sa vie, tant sur le plan personnel que professionnel. Cette relation apparaît rétrospectivement comme un socle, lui ayant permis d’avancer sans entraves et de s’affirmer durablement.
