
Ancien ministre, député de la Creuse et président de la Cour des comptes, il laisse derrière lui l’image d’un homme d’État rigoureux, profondément attaché à son territoire et à l’idée d’un service public exigeant.
Né le 19 septembre 1921 à Civray, André Chandernagor aura marqué l’histoire de la Creuse plus que tout autre. Député à plusieurs reprises entre 1958 et 1981, élu sous les couleurs de la SFIO puis du Parti socialiste, il s’impose comme l’une des voix influentes du groupe parlementaire. Anticommuniste assumé, il défend longtemps l’idée d’une alliance avec les centristes, se tenant à distance de l’union de la gauche.
Proche de Guy Mollet, il fut également président du conseil général de la Creuse pendant dix ans et président du conseil régional du Limousin de 1974 à 1981, tout en étant maire de Mortroux durant trois décennies.

Un parcours d’État au plus haut niveau
Diplômé de l’École de la France d’outre-mer puis de l’ENA (promotion « Europe »), André Chandernagor participe en 1958 au comité d’experts chargé de préparer la nouvelle Constitution qui donnera naissance à la Ve République.
En 1981, lors du premier mandat de François Mitterrand, il devient ministre délégué aux Affaires européennes dans les gouvernements Pierre Mauroy, fonction qu’il occupe jusqu’en 1983.
Il est ensuite nommé président de la Cour des comptes, un poste qu’il occupe jusqu’en 1990, marquant l’institution de son exigence et de son sens aigu du contrôle financier.
Une lignée singulière et une histoire familiale forte

