
L’un des plaignants affirme avoir reçu des contenus pornographiques, l’autre évoque une agression physique en coulisses, prétendument filmée par des témoins. Des accusations graves qui n’ont, pour l’heure, conduit à aucune mise en examen, mais le parquet a confirmé que la procédure touche à sa fin. Slimane, dernier auditionné dans cette affaire, continue pourtant d’assurer ses engagements publics, comme sa future prestation au festival Mawazine de Rabat prévue le 25 juin.
Un parcours personnel marqué par la souffrance

Bien avant la célébrité, c’est dans la douleur que Slimane a appris à se forger. Derrière ses ballades enivrantes se cache une enfance marquée par l’exclusion, le surpoids et la moquerie. Sur le plateau d’Un dimanche à la campagne, il s’est confié sans détour : « Je faisais 100 kilos pour 1m50. On me traitait de fille, de sale grosse », raconte-t-il avec pudeur. Une adolescence marquée par la honte, le sentiment d’être de trop, déplacé, rejeté.
Ces blessures, il les évoque aussi dans En aparté, où il décrit le harcèlement scolaire vécu à cause de son apparence ambiguë, de ses cils longs ou de ses formes. Une phrase, glissée presque à voix basse, résume cette violence : « Ce n’est pas le vestiaire des filles ici », lui avait lancé un camarade. Un épisode parmi d’autres qui a forgé son armure de pudeur et de créativité.
La musique comme exutoire, la scène comme refuge

C’est dans la chanson que Slimane a trouvé un second souffle. Vainqueur de The Voice en 2016, il est devenu l’une des voix les plus aimées de sa génération. Pourtant, la bataille contre l’image de soi ne l’a jamais vraiment quitté. À Salut les terriens, il confiait être monté jusqu’à 130 kilos, rappelant que son obésité était avant tout un enjeu médical. « Je suis toujours en lutte. Toute ma vie, ce sera ainsi. »
