Il conteste cependant l’idée selon laquelle ses démarches retarderaient volontairement le partage du patrimoine familial. D’après sa version, la succession serait ralentie par des désaccords plus larges concernant certaines décisions prises par Alain Delon au cours des dernières années de sa vie.
Le testament de 2022 au centre de la contestation

Alain-Fabien Delon précise qu’il ne remet pas en cause le testament établi en 2015. Selon les éléments qu’il rapporte, ce document attribuerait 50 % de la succession à Anouchka Delon, tandis que lui-même et son frère Anthony recevraient chacun une part de 25 %.
Sa contestation concerne un testament plus récent, rédigé en 2022, dont il souhaite obtenir l’annulation. Le contenu précis de ce second document n’a pas été intégralement rendu public, mais Alain-Fabien estime que les conditions dans lesquelles il aurait été établi doivent être examinées par la justice.
Le comédien conteste également une donation réalisée en février 2023 au bénéfice de sa sœur. Cette opération aurait donné à Anouchka Delon le contrôle de la société Adid, une structure occupant une place importante dans la gestion des intérêts patrimoniaux de l’acteur.
Pour justifier ses démarches, Alain-Fabien affirme que son père présentait à cette période des troubles cognitifs susceptibles d’avoir affecté son discernement. Cette appréciation constitue l’un des points essentiels du différend judiciaire et devra être évaluée à partir des documents et témoignages versés aux procédures. Elle demeure contestée dans le cadre des tensions opposant les enfants d’Alain Delon.
Une procédure pénale désormais envisagée

Alain-Fabien Delon affirme avoir cherché à instaurer un dialogue afin de résoudre le conflit sans prolonger les procédures. Il soutient toutefois que les échanges auraient systématiquement été assortis de conditions qu’il juge inacceptables, empêchant selon lui toute négociation véritablement équilibrée.
Il affirme notamment qu’Anouchka Delon aurait demandé à consulter les épreuves de son prochain ouvrage, annoncé chez Flammarion. Alain-Fabien interprète cette demande comme une tentative de contrôler les informations susceptibles d’être publiées. Cette accusation relève toutefois de sa propre version des faits et ne permet pas, à elle seule, d’établir les intentions des autres membres de la famille.
Le fils cadet de l’acteur considère par ailleurs que le poids financier des procédures serait utilisé pour le contraindre à renoncer. Il accuse ses contradicteurs de chercher à l’épuiser financièrement, une présentation qui s’inscrit dans un contentieux où chaque partie défend ses propres intérêts et son interprétation des décisions prises par Alain Delon.
