Deux testaments radicalement différents au cœur du conflit

Le premier testament, rédigé en 2005, prévoyait un partage équilibré : 50 % pour Anouchka, 25 % pour chacun de ses frères. Mais en 2022, tout change. La fille d’Alain Delon devient seule détentrice du droit moral, un pouvoir immense sur l’œuvre de l’acteur. Quelques mois plus tard, elle récupère également 51 % des parts d’une société familiale, décision que son frère juge injustifiée et contraire à l’esprit du testament initial. Il y voit un « détournement » ou un « vol » encore à établir, mais certainement pas l’expression de la volonté véritable de leur père.
Un homme diminué depuis 2019 ? L’argument central d’Alain-Fabien
Pour étayer sa contestation, Alain-Fabien met en avant l’état de santé de son père après son AVC de 2019. Il affirme que les dossiers médicaux montrent un homme incapable de passer des tests cognitifs et nécessitant une « surveillance administrative et sociale ». Selon lui, ces éléments prouvent que sa signature ne pouvait être obtenue de manière libre et éclairée. Il voit dans ce changement de testament une forme de « déni d’existence » à l’égard des deux fils, privés selon lui de leur héritage légitime et du droit d’exploiter le nom Delon.
