
Son fils cadet, Alain-Fabien, conteste désormais le second testament de son père et une donation en faveur de sa sœur Anouchka, ouvrant un nouvel épisode judiciaire dans une succession déjà marquée par les rivalités familiales. Le document au cœur du litige a été signé en novembre 2022 à Genève. Contrairement au premier testament de 2015, qui partageait l’héritage entre les trois enfants (50 % pour Anouchka, 25 % pour chacun des fils), le second fait de sa fille l’unique détentrice du droit moral de l’acteur. Une décision lourde de conséquences, car elle confère à Anouchka le contrôle exclusif de l’image et de l’œuvre d’Alain Delon.
Une contestation en justice

Le 29 août dernier, Alain-Fabien a fait signifier par huissier une assignation visant à annuler ce second testament. Dans sa démarche, il attaque également son frère Anthony, conformément à la loi qui oblige à inclure tous les héritiers et exécuteurs testamentaires. La contestation porte aussi sur une donation accordée à Anouchka, lui attribuant 51 % des parts d’Adid (Alain Delon International Distribution), société détentrice de la marque et des droits d’image de l’acteur. Une première audience est fixée au 9 mars 2026 devant le tribunal judiciaire de Paris.
L’argument de la santé déclinante
Pour justifier son action, Alain-Fabien avance que son père n’était plus en mesure d’exprimer une volonté claire depuis son AVC survenu en 2019. Il s’appuie notamment sur une décision du tribunal de Montargis, qui avait placé Alain Delon sous curatelle renforcée en avril 2024, évoquant des troubles cognitifs sévères. À cela s’ajoutent de multiples rapports médicaux décrivant une santé fragile et un état neurologique préoccupant.
Des expertises accablantes

