Des éléments rapportés par une source proche du dossier mettent en lumière des questions sur l’application des directives nationales relatives à la protection des mineurs victimes de violences.
Selon des informations rapportées par BFMTV, une source proche de l’enquête estime que les consignes nationales destinées à renforcer la prise en charge des affaires impliquant des enfants victimes n’auraient pas été appliquées dans le cadre de plaintes visant Jérôme B., aujourd’hui suspect dans l’enquête portant sur la mort de Lyhanna.
Ces observations concernent le traitement judiciaire de signalements antérieurs mettant en cause l’homme aujourd’hui au centre des investigations. Les circonstances exactes de ces plaintes et les décisions prises à l’époque demeurent au cœur des interrogations soulevées par cette source, alors que les enquêteurs poursuivent leurs investigations.
Une circulaire axée sur la protection des mineurs

Au mois de janvier dernier, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, avait signé une circulaire pénale destinée à rappeler aux magistrats et aux parquets la nécessité d’accorder une attention particulière aux infractions commises contre des mineurs.
Ce document insistait notamment sur la priorité absolue à accorder aux dossiers concernant des enfants victimes de violences physiques ou sexuelles. L’objectif affiché était de garantir une réponse judiciaire rapide et adaptée face à des faits susceptibles de porter atteinte à l’intégrité et à la sécurité des plus jeunes.
La circulaire appelait également les juridictions à maintenir un haut niveau de vigilance dans le suivi de ces affaires, considérées comme particulièrement sensibles en raison de la vulnérabilité des victimes concernées.
