Une famille unie dans la douleur et la dignité
Quelques instants après le verdict, Thibault Daviet, le frère de Lola, a pris la parole aux côtés de leur mère, Delphine Daviet-Ropital. D’une voix émue, il a déclaré :
« On a eu ce qu’on voulait. On a restauré la mémoire de ma sœur, de sa fille, et la vérité. Merci à la justice, on est contents de la réponse qu’on a eue. »
Ces mots simples traduisent le soulagement d’une famille meurtrie, qui a tenu à saluer la justesse du travail des magistrats et la reconnaissance, enfin, du calvaire vécu par Lola.
La justice saluée pour sa rigueur et sa humanité
Les avocates de la famille ont elles aussi salué une “décision juste, de raison, d’humanité et de vérité”, rendue dans un climat d’une rare sérénité. Me Karine Bourdié a souligné la qualité du travail judiciaire :
« Pour des faits aussi atroces, la justice, lorsqu’elle prend le temps d’écouter toutes les parties avec calme et respect, sait rendre des décisions adaptées. »
Une reconnaissance du rôle fondamental de la cour, capable de juger avec équité même face à l’horreur absolue.
Une défense lucide face à un verdict attendu
Du côté de la défense, Me Alexandre Valois a reconnu que cette issue était « prévisible ». L’avocat a affirmé ne pas être surpris, tout en saluant le bon déroulement du procès :
« Les motivations de la cour sont claires, la condamnation apparaît sans surprise. Nous nous satisfaisons que l’audience ait pu se tenir sereinement. »
L’avocat précise que sa cliente dispose de dix jours pour faire appel, mais qu’aucune décision n’a encore été prise. Une démarche qui, si elle survenait, ne changerait sans doute pas le poids du verdict : celui d’une société unie autour de la mémoire d’une enfant, et d’une justice rendue en son nom.


