Les réponses de l’accusée devant la cour d’assises
Face à ces révélations, Dahbia Benkired, âgée de 27 ans, a été invitée à réagir par le président de la cour. Elle a d’abord déclaré ne pas avoir tout compris aux termes techniques employés, en raison, selon elle, de sa maîtrise imparfaite du français. Elle a néanmoins affirmé : « Je n’ai rien à dire. Je n’ai rien fait. »
Lorsque le juge a évoqué les contradictions entre ses déclarations et les constatations des experts, notamment concernant le nombre de coups portés et la nature des blessures, l’accusée a maintenu sa position : elle nie toute violence de cette nature, tout en reconnaissant certains gestes contraints de nature sexuelle.
Un échange tendu avec le président du tribunal
Le magistrat a tenté de comprendre comment les lésions constatées avaient pu apparaître si personne d’autre n’était présent dans l’appartement. Les questions se sont succédé : « Y avait-il quelqu’un d’autre ? » — « Non », répond l’accusée. — « Comment alors expliquer ces blessures ? » — « Je n’en ai aucune idée », répète-t-elle, avant d’assurer qu’elle aurait dit la vérité si elle avait commis ces actes.
Le ton demeure mesuré, mais les contradictions persistent. La cour cherche à démêler les zones d’ombre d’une affaire qui, depuis deux ans, bouleverse profondément l’opinion publique et la famille de la victime.
Un procès scruté avec émotion et gravité
Ce procès, suivi avec une attention nationale, met en lumière la complexité d’un drame où se mêlent douleur, incompréhension et quête de vérité. Les audiences se succèdent, les experts se relayent à la barre, et les avocats des parties civiles rappellent l’importance de rendre justice à une enfant partie trop tôt, dans des circonstances d’une rare tristesse.

