Certains propriétaires dénoncent également des incohérences dans le système actuel. Des immeubles anciens se retrouveraient plus lourdement taxés que des biens haussmanniens situés dans d’autres communes, en raison des taux fixés localement. L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) évoque même un « racket fiscal » si la réforme devait être appliquée en l’état.
Une pression fiscale déjà en forte hausse

Sur la dernière décennie, la taxe foncière aurait progressé en moyenne de 33 %. Cette augmentation s’explique notamment par l’indexation des bases et les décisions des collectivités locales, qui utilisent cet impôt pour financer infrastructures et services publics.
Dans ce contexte, toute modification des critères d’évaluation est scrutée avec inquiétude. Les propriétaires redoutent un effet cumulatif : hausse des taux d’un côté, élargissement de l’assiette de l’autre.
Des exonérations encore possibles
Tout n’est toutefois pas fermé. L’article 1383 du Code général des impôts prévoit des dispositifs d’exonération, notamment pour les logements neufs acquis en VEFA. Ces biens peuvent bénéficier d’une exonération temporaire de taxe foncière pendant deux ans après l’achèvement des travaux.
Ces mécanismes constituent aujourd’hui l’un des rares leviers d’allègement pour les ménages, même s’ils ne concernent qu’une minorité de propriétaires. Pour les autres, la réforme annoncée pourrait modifier durablement la gestion patrimoniale et l’équilibre budgétaire.
