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29 juillet 2026

À Paris, un collège remplace les heures de colle par du jardinage pour que les punitions aient du sens

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Ici, les sanctions prennent racine dans la terre : les élèves punis jardinent. Une approche éducative inattendue qui transforme des erreurs en leçons de vie durables. Les traditionnelles heures de colle — synonymes de recopiages absurdes ou de silences forcés — laissent place à une alternative étonnante : bêche à la main, les élèves plantent, désherbent, arrosent. Depuis trois ans, le collège Pierre Mendès France propose aux élèves sanctionnés de travailler dans le potager de l’établissement plutôt que de rester enfermés.

Loin d’être une simple corvée, cette méthode repose sur une idée simple mais puissante : on ne punit plus pour punir, on responsabilise pour faire grandir. À l’origine du projet, une volonté de réconcilier les élèves turbulents avec le cadre scolaire, non par la peur, mais par l’engagement.

Des légumes à la place des lignes à copier

Les séances de jardinage se déroulent hors temps scolaire, avec l’accord des familles, dans une dynamique volontairement éducative. Pas question de remplacer les cours, mais bien d’offrir un espace de réparation active. Et les résultats sont là : près de trente élèves en difficulté ont été « rattrapés » par cette méthode, certains y trouvant même un intérêt sincère.

Au programme : désherbage, plantation, compostage… et parfois même soins aux poules du poulailler. Ce retour à la terre oblige à ralentir, à observer, à respecter le vivant. Autant de valeurs qui tranchent avec le rythme effréné des tensions scolaires habituelles. « Ce n’est pas bosse ou colle, c’est bosse et découvre que les carottes ne poussent pas sur les étagères du supermarché », plaisante un professeur.

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