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25 août 2026

A deux ans de la présidentielle, Raphaël Glucksmann présente sa « vision pour la France »

  • Un « contrat démocratique », visant à régénérer les institutions et à rendre la République plus transparente.

  • Un plan d’urgence pour l’école, que Place publique estime au bord de la rupture.

  • Sarah Pigeaud, coordinatrice du projet, promet un second temps fort à l’automne, à La Réole, avant un programme final en juin 2026. Glucksmann, lui, insiste : « Ce n’est pas encore un programme présidentiel. » Pas encore, mais la démarche en a clairement l’allure.

    Ni primaire, ni union forcée

    Raphaël Glucksmann rejette l’idée d’une union artificielle de la gauche. Pour lui, l’unité entre son camp et celui de Jean-Luc Mélenchon est une « hypocrisie ». Il assume l’existence de deux pôles : l’un radical, celui de LFI, et l’autre démocrate, social et écologiste, qu’il entend incarner.

    Il se refuse également à participer à une primaire, préférant laisser la dynamique sondagière faire émerger un vote utile autour de sa personne. Une stratégie que certains à gauche critiquent, comme François Ruffin, qui l’accuse de « refuser que le peuple de gauche vote » et de privilégier une logique d’investiture par plébiscite médiatique.

    À ses détracteurs, Glucksmann oppose la méthode. Celle qui consiste à « dire qui on est », structurer une offre, proposer une alternative crédible au brouhaha ambiant. Et surtout à capitaliser sur un socle électoral solide depuis son score aux européennes, où il est arrivé en tête de la gauche avec 13,8 %.

    Une visibilité renforcée… et des soupçons d’incompatibilité

    L’annonce de la nomination de sa compagne, Léa Salamé, à la présentation du 20h de France 2, a ravivé les soupçons de conflits d’intérêts. Le couple affirme cloisonner vie publique et vie privée, et la journaliste s’est déjà engagée à se mettre en retrait si Glucksmann devenait candidat.

    Pour l’heure, le leader de Place publique continue d’esquiver les déclarations de candidature, mais ne cache plus ses intentions. Il se dit prêt à « y laisser sa peau » pour que son courant gagne en 2027. Un positionnement de plus en plus clair, qui place désormais la balle dans le camp du Parti socialiste.

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