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28 août 2026
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À 82 ans, elle a rejoint des brouteurs en Côte d’Ivoire et dépensé plus de 100 000 euros, son fils appelle au secours

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Dévoilé dans le mensonge, le jeune homme n’est pas rejeté, au contraire. Marie-José s’accroche à cette relation virtuelle, qui prend une tournure bien plus concrète : en septembre, elle part secrètement pour Abidjan, sans prévenir ni son fils, ni ses petites-filles, ni ses amis. Depuis, les appels sont rares, les échanges souvent confus, et la réalité de sa nouvelle vie inquiétante.

Une fuite qui inquiète, un fils impuissant

Pour Xavier, il ne fait aucun doute : sa mère est sous emprise. Les photos reçues la montrent souriante, mais diminuée, amaigrie, les jambes gonflées, désorientée. Elle raconte s’être écroulée de fatigue, réveillée perdue dans une chambre inconnue. Diabétique, hypertendue, elle semble ne plus recevoir de soins appropriés.

Ses relevés bancaires sont alarmants : plus de 3 000 euros envolés chaque mois en quelques jours. Virements, achats de véhicules, factures… Marie-José est, selon son entourage, vidée de ses ressources. Elle tente même de débloquer son assurance-vie, signe que les sommes engagées dépassent déjà les 100 000 euros. Et pourtant, face aux alertes répétées de Xavier, les institutions françaises restent sourdes.

Aucune réponse des autorités, malgré les alertes

Deux plaintes déposées en France, cinq signalements au parquet de Rouen : toutes classées sans suite. Pour Me Nadège Fusina, avocate de la famille, c’est un abandon inacceptable. « Même pas un contact avec l’ambassade, aucune diligence. La vie d’une femme de 82 ans est en jeu, et personne ne bouge », dénonce-t-elle.

À Abidjan, l’ambassade de France aurait convoqué Marie-José et son compagnon, mais sans résultat probant. Un diplomate glisse que la vieille dame serait bien « sous emprise », comme d’autres avant elle. Car le scénario est connu des autorités : relations affectives entretenues par des “brouteurs”, jeunes escrocs spécialisés dans les arnaques sentimentales, qui vivent du portefeuille de retraités français.

Quand l’argent vient à manquer, les victimes sont simplement déposées devant l’ambassade.

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