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22 août 2026

À 65 ans, une Algérienne se lance le défi de relier l’Angleterre à la France à la nage

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Une vie entre deux rives

Originaire d’Algérie, Salima a posé ses valises en France en 1991, quittant un pays en crise pour reconstruire sa vie. Malgré son statut d’universitaire reconnue dans son pays d’origine, elle a dû recommencer à zéro, s’adapter à un nouveau système, se battre pour reconquérir sa place dans le monde académique. Ce parcours n’a pas été sans douleurs, mais il l’a forgée, renforcée, préparée à des défis bien plus grands que ceux de l’amphithéâtre.

Une nageuse revenue des profondeurs du temps

C’est dans son adolescence que Salima découvre la natation. À seulement 13 ans, elle intègre l’équipe nationale algérienne, participant à plusieurs compétitions internationales. Cependant, en 1978, elle tourne la page et range son maillot. Ce n’est que plusieurs décennies plus tard qu’elle retrouve les bassins, renouant avec cette discipline exigeante. Et pas de manière anecdotique : elle remporte un championnat d’Europe en crawl longue distance, en individuel et en équipe. La sportive est de retour, plus déterminée que jamais.

La nage comme métaphore de la vie

La vie de Salima est une succession de défis. Le déracinement, les obstacles professionnels, les épreuves personnelles… autant de courants contraires qu’elle a affrontés. Sa philosophie est simple : « bras après bras, on tient bon », une phrase qu’elle compare au 800 mètres nage libre, sa discipline de cœur. Chaque coup de bras est une victoire sur l’adversité, une manière de prouver que l’on peut avancer, lentement mais sûrement, vers ses objectifs.

Un combat intérieur autant qu’extérieur

Ce qui motive Salima, ce n’est pas la gloire ou la reconnaissance. C’est un besoin profond de donner un sens à son parcours, de transformer ses épreuves en force. La traversée de la Manche, avec ses vagues glacées, ses méduses et son courant capricieux, est un miroir de ce qu’a été sa vie : un défi permanent, à la fois physique et mental. Elle le dit elle-même, cette traversée sera autant un voyage intérieur qu’une épreuve d’endurance.

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