Suivez-nous
14 septembre 2026

À 40 ans, Amel Bent avoue enfin : « Je suis fière d’avoir deux maisons »

« Je n’avais pas la nationalité algérienne et je suis algérienne officiellement depuis quelques mois », déclare-t-elle face aux personnes présentes. Sa voix porte une fierté palpable. Les démarches, entamées il y a plusieurs mois, aboutissent enfin. Cette quête administrative cache en réalité une démarche bien plus profonde : le rapprochement avec ses racines paternelles.

L’événement prend une dimension particulière quand la vidéo de son discours circule sur les réseaux sociaux. Les images montrent une Amel Bent émue mais déterminée à partager ce moment avec sa communauté. « Et j’en suis extrêmement fière, même si c’est pas les papiers qui font ni l’amour ni la fierté. Mais aujourd’hui, je suis fière d’avoir mes papiers », confie-t-elle.

Le consul l’accompagne dans cette démarche symbolique. Pour la chanteuse née d’un père algérien, cette reconnaissance officielle marque un tournant. Au-delà de l’aspect administratif, c’est une réconciliation avec une partie de son identité qui se joue sous les projecteurs du consulat.

Image d'illustration © ETREHEUREUX
Image d’illustration © ETREHEUREUX

Le Parcours Identitaire D’Une Artiste Franco-Algérienne

Cette reconnaissance officielle prend une résonance particulière quand on connaît le parcours d’Amel Bent. Née d’un père algérien et d’une mère marocaine, elle a grandi loin de cette partie de son héritage. Ses parents se séparent quand elle n’a que trois ans, laissant la petite fille grandir principalement avec sa mère.

Le 18ᵉ arrondissement de Paris la voit naître, puis c’est à La Courneuve qu’elle passe sa jeunesse. Deux territoires français qui forgent son identité, mais qui ne comblent pas ce vide paternel. Cette absence marque profondément la future chanteuse, créant un manque qu’elle portera longtemps.

« Je suis fière d’avoir deux maisons, et d’aller en Algérie et je me sens chez moi », déclare-t-elle lors de la cérémonie. Ces mots résonnent comme une révélation tardive. L’artiste qui s’est fait connaître dans La Nouvelle Star découvre finalement ce sentiment d’appartenance qu’elle cherchait depuis l’enfance.

« Et ce soir, je me sens chez moi avec vous, entre algériens, entre algériennes », poursuit-elle face à l’assemblée émue. Cette déclaration marque un tournant dans sa quête identitaire. Malgré ses racines françaises solidement ancrées, Amel Bent n’oublie pas d’où elle vient. Cette double appartenance devient enfin une richesse plutôt qu’un questionnement.

Publicité
Partager sur Facebook