Pas une seconde à perdre. Les proches du bambin le soulèvent et foncent vers le centre de soins local. Mais les moyens sont limités dans ce village reculé du Bihar. Le personnel médical prend une décision cruciale : transfert immédiat vers l’hôpital universitaire de Bettiah, le Government Medical College Hospital.
Sur place, les médecins confirment l’incroyable. Le cobra venimeux d’environ 90 centimètres gît bel et bien mort, la tête et la bouche lacérées par les petites dents de l’enfant. Les blessures ne laissent aucun doute sur la cause du décès du reptile.
L’équipe médicale se mobilise. Antihistaminiques, surveillance constante, protocole d’urgence activé. Chaque minute compte pour éliminer les risques d’empoisonnement. « Un traitement rapide a sauvé la vie de Govinda », déclare le Dr Surab Kumar, responsable de la prise en charge.
Les heures s’égrènent sous haute tension. Puis, enfin, le soulagement. « L’état de l’enfant est actuellement stable, et le traitement est administré sous la supervision des médecins », annonce l’équipe de Bettiah. Govinda est hors de danger.
Mais cette issue heureuse n’efface pas les questions que se posent les praticiens face à ce cas si particulier.

Scepticisme Médical Et Vérifications
Ces questions ne tardent pas à fuser dans les couloirs de l’hôpital de Bettiah. Comment un bambin de deux ans peut-il tuer un cobra venimeux à mains nues ? L’histoire paraît si invraisemblable que les médecins doutent.
