Le ministre de l’Économie Roland Lescure a défendu le principe d’une contribution d’une partie des retraités, tout en soulignant que le seuil retenu ne signifiait pas que les personnes dépassant 2 000 euros étaient considérées comme aisées.
Trois situations différentes selon le niveau de pension
Le mécanisme envisagé prévoit plusieurs niveaux de revalorisation. Les personnes percevant moins de 1 260 euros de pensions mensuelles au total conserveraient une indexation de leur pension de base sur l’inflation.
Entre 1 260 et 2 034 euros, la pension de base continuerait d’augmenter, mais moins rapidement que les prix. Le coefficient exact de cette sous-indexation devrait être déterminé ultérieurement.
Enfin, à partir de 2 034 euros de pensions totales, la pension versée par le régime général serait gelée. Le seuil serait calculé en tenant compte de l’ensemble des pensions perçues, y compris les retraites complémentaires, même si le gel ne concernerait que la pension de base.
Ces dispositions restent cependant à ce stade des mesures envisagées dans le cadre de la préparation budgétaire.
L’abattement fiscal des retraités également dans le viseur
Une autre piste concerne la fiscalité. Les retraités bénéficient actuellement d’un abattement de 10 % sur leurs pensions imposables, dans certaines limites.
Le gouvernement étudie une modification de cet avantage fiscal, qui pourrait notamment passer par un plafonnement moins favorable pour certains pensionnés.


