À l’automne, les horloges françaises reculent d’une heure et offrent une nuit plus longue. Derrière ce rituel saisonnier se cache une mesure née des années 1970, toujours défendue pour ses vertus économiques mais régulièrement remise en cause pour ses effets sur la santé et l’organisation sociale.
Le changement d’heure a été instauré en 1976, après le premier choc pétrolier. L’idée : adapter les horaires à la lumière naturelle pour réduire la consommation d’électricité. En reculant ou avançant les aiguilles, on espérait limiter l’éclairage artificiel le soir. Cette initiative française a ensuite été adoptée par l’Union européenne, qui a harmonisé en 1998 les dates de passage à l’heure d’été et à l’heure d’hiver.
Pendant longtemps, la mesure a semblé efficace. Selon l’ADEME, 440 GWh d’électricité avaient encore été économisés en 2009, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de 800 000 habitants. Mais avec l’arrivée des ampoules LED et des équipements moins énergivores, ces gains sont devenus marginaux.
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