Dans une maison modeste de Perpignan, un couple octogénaire fait face à une expulsion imminente, sur fond de querelle familiale, de fragilité médicale et d’un imbroglio juridique. À l’heure où la procédure touche à son terme, la France s’interroge : jusqu’où le droit peut-il aller contre l’humanité ?
Depuis plus de vingt ans, Yves, 85 ans, et Annick, 87 ans, vivent rue Pierre Auriol à Perpignan, dans une maison qu’ils croyaient être la leur. Pourtant, depuis plusieurs mois, la justice a tranché : ils doivent la quitter. Le 16 juin, la préfecture des Pyrénées-Orientales leur a adressé un nouveau courrier recommandé, exigeant la remise des clés « dans les meilleurs délais ». Et si le couple refuse, la force publique sera mobilisée. Un sort d’autant plus cruel qu’Annick est alitée, clouée dans un lit médicalisé à cause d’une forme sévère de la maladie de Paget.
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